Quelques jours plus tard, Hamid ramena sa famille à Lakhdaria pour
La rentrée se fit sans problème et la routine reprit son cours. Djoher téléphonait de temps en temps pour avoir des nouvelles. Invariablement, on lui répondait que ça pouvait aller. Son père était alité car il lui fallait du repos. Il était très fatigué et pour mieux se porter, il devait garder le lit. Aicha lui avait raconté que deux jours après leur départ pour Lakhdaria, on avait acheté une dinde pour fêter en retard la nouvelle année. C’était Aicha qui l’avait commandée et le volailler qui avait arrété d’apporter les dindes après les fêtes avait fait une exception et en avait procuré une à Aicha qui l’avait assaisonnée et cuite au four. Hassen qui faisait quelques pas s’étonnait de voir cuire la grosse volaille dans son four. Il avait fait remarquer à sa fille que c’était la première fois qu’on y faisait rôtir une dinde. Il passait et repassait devant la cuisinière et se baissait à chaque fois pour regarder dans le four comme si c’était un ravissement. Puis il se remettait au lit. Aicha avait remarqué qu’il perdait peu à peu l’appétit et en avait fait part à sa sœur. Il avalait difficilement ce qu'on lui cuisinait. Il n'avalait facilement que lait caillé qu'il adorait depuis son enfance et la galette que Salima lui préparait chaque jour. Il ne montait plus dans sa chambre à l'étage. On avait installé un lit d’appoint dans le salon ce qui facilitait les choses à Hassen. Quand il allait mieux, il reprenait sa place dans le fauteuil devant le poêle à mazout sinon il se couchait, il n’avait qu’un pas à faire pour cela.
Lorsque la dinde fut prête, il y eut du monde pour
Mais le bonheur fut de courte durée car Hassen perdit brusquement l’usage de

Saha f'tourkoum. Lu et relu. J'ai peur pour le vieux.