Oui, il l'avait trouvée mais ses parents
refusèrent de la lui donner car elle était trop jeune. C?était l?aînée d?une famille de cinq enfants dont le père, journalier, assurait difficilement la subsistance et dont la mère, épuisée par des grossesses trop rapprochées et plusieurs fausses couches dues au travail pénible des champs, était souvent malade. Ils avaient donc besoin de la petite qui n?avait que treize ans à l?époque pour l?aider au moins dans les tâches ménagères. Mohamed se résigna donc à attendre que son tour de se marier vienne.
Les mois s?écoulèrent avec quiétude malgré les vicissitudes de
On fut bien vite en septembre et des nouvelles alarmantes venues d?Europe alimentaient les conversations dans les cafés et les places de
En octobre, on fêta le premier anniversaire de Ouardia. Elle marchait depuis un mois mais comme elle faisait ses dents, elle était assez chétive. Mais elle était aussi très sage et quand elle jouait elle babillait de façon charmante. Aini adorait sa petite-fille et quand Aichouche vaquait aux tâches ménagères, elle veillait jalousement sur elle. C?était elle aussi qui la berçait dans le grand « doh », sorte de hamac qu?on accrochait d?un mur à l?autre et qu?elle balançait infatigablement jusqu?à ce que le bébé s?endormît. Ouardia riait d?abord, puis elle gloussait et enfin tombait pour plusieurs heures dans un profond sommeil. Aichouche profitait de ces quelques instants de liberté pour rouler du couscous ou carder de la laine aidée en cela par Aini.
Les jours s?écoulaient doucement et Ouardia grandissait. Il fallait la surveiller de plus en plus car elle devenait turbulente. Non pas qu?elle fût méchante mais elle était plutôt espiègle et se cachait parfois dans des coins où il était difficile de
L?année 1939 s?acheva sur un mois de décembre particulièrement glacial. Chez Hassen on hibernait presque. On ne faisait que les gestes ou les déplacements nécessaires. Hassen se réchauffait au restaurant. Aichouche restait blottie avec sa fille devant la cheminée où fumait à longueur de temps une grosse marmite en terre cuite où bouillait une soupe à base de semoule, de gras de mouton salé et de pois-chiches. Le soir Hassen améliorait l?ordinaire avec les restes des marmites du restaurant. La vie devenait pénible et Hassen faisait tout ce qu?il pouvait pour les siens et même pour sa belle-famille qu?il n?oubliait jamais car c?était Aini qui apportait les fagots de bois sur son dos. Mohamed travaillait dans une épicerie et ne rentrait que de loin en loin à
refusèrent de la lui donner car elle était trop jeune. C?était l?aînée d?une famille de cinq enfants dont le père, journalier, assurait difficilement la subsistance et dont la mère, épuisée par des grossesses trop rapprochées et plusieurs fausses couches dues au travail pénible des champs, était souvent malade. Ils avaient donc besoin de la petite qui n?avait que treize ans à l?époque pour l?aider au moins dans les tâches ménagères. Mohamed se résigna donc à attendre que son tour de se marier vienne.
Les mois s?écoulèrent avec quiétude malgré les vicissitudes de
On fut bien vite en septembre et des nouvelles alarmantes venues d?Europe alimentaient les conversations dans les cafés et les places de
En octobre, on fêta le premier anniversaire de Ouardia. Elle marchait depuis un mois mais comme elle faisait ses dents, elle était assez chétive. Mais elle était aussi très sage et quand elle jouait elle babillait de façon charmante. Aini adorait sa petite-fille et quand Aichouche vaquait aux tâches ménagères, elle veillait jalousement sur elle. C?était elle aussi qui la berçait dans le grand « doh », sorte de hamac qu?on accrochait d?un mur à l?autre et qu?elle balançait infatigablement jusqu?à ce que le bébé s?endormît. Ouardia riait d?abord, puis elle gloussait et enfin tombait pour plusieurs heures dans un profond sommeil. Aichouche profitait de ces quelques instants de liberté pour rouler du couscous ou carder de la laine aidée en cela par Aini.
Les jours s?écoulaient doucement et Ouardia grandissait. Il fallait la surveiller de plus en plus car elle devenait turbulente. Non pas qu?elle fût méchante mais elle était plutôt espiègle et se cachait parfois dans des coins où il était difficile de
L?année 1939 s?acheva sur un mois de décembre particulièrement glacial. Chez Hassen on hibernait presque. On ne faisait que les gestes ou les déplacements nécessaires. Hassen se réchauffait au restaurant. Aichouche restait blottie avec sa fille devant la cheminée où fumait à longueur de temps une grosse marmite en terre cuite où bouillait une soupe à base de semoule, de gras de mouton salé et de pois-chiches. Le soir Hassen améliorait l?ordinaire avec les restes des marmites du restaurant. La vie devenait pénible et Hassen faisait tout ce qu?il pouvait pour les siens et même pour sa belle-famille qu?il n?oubliait jamais car c?était Aini qui apportait les fagots de bois sur son dos. Mohamed travaillait dans une épicerie et ne rentrait que de loin en loin à
refusèrent de la lui donner car elle était trop jeune. C?était l?aînée d?une famille de cinq enfants dont le père, journalier, assurait difficilement la subsistance et dont la mère, épuisée par des grossesses trop rapprochées et plusieurs fausses couches dues au travail pénible des champs, était souvent malade. Ils avaient donc besoin de la petite qui n?avait que treize ans à l?époque pour l?aider au moins dans les tâches ménagères. Mohamed se résigna donc à attendre que son tour de se marier vienne.
Les mois s?écoulèrent avec quiétude malgré les vicissitudes de
On fut bien vite en septembre et des nouvelles alarmantes venues d?Europe alimentaient les conversations dans les cafés et les places de
En octobre, on fêta le premier anniversaire de Ouardia. Elle marchait depuis un mois mais comme elle faisait ses dents, elle était assez chétive. Mais elle était aussi très sage et quand elle jouait elle babillait de façon charmante. Aini adorait sa petite-fille et quand Aichouche vaquait aux tâches ménagères, elle veillait jalousement sur elle. C?était elle aussi qui la berçait dans le grand « doh », sorte de hamac qu?on accrochait d?un mur à l?autre et qu?elle balançait infatigablement jusqu?à ce que le bébé s?endormît. Ouardia riait d?abord, puis elle gloussait et enfin tombait pour plusieurs heures dans un profond sommeil. Aichouche profitait de ces quelques instants de liberté pour rouler du couscous ou carder de la laine aidée en cela par Aini.
Les jours s?écoulaient doucement et Ouardia grandissait. Il fallait la surveiller de plus en plus car elle devenait turbulente. Non pas qu?elle fût méchante mais elle était plutôt espiègle et se cachait parfois dans des coins où il était difficile de
L?année 1939 s?acheva sur un mois de décembre particulièrement glacial. Chez Hassen on hibernait presque. On ne faisait que les gestes ou les déplacements nécessaires. Hassen se réchauffait au restaurant. Aichouche restait blottie avec sa fille devant la cheminée où fumait à longueur de temps une grosse marmite en terre cuite où bouillait une soupe à base de semoule, de gras de mouton salé et de pois-chiches. Le soir Hassen améliorait l?ordinaire avec les restes des marmites du restaurant. La vie devenait pénible et Hassen faisait tout ce qu?il pouvait pour les siens et même pour sa belle-famille qu?il n?oubliait jamais car c?était Aini qui apportait les fagots de bois sur son dos. Mohamed travaillait dans une épicerie et ne rentrait que de loin en loin à
En octobre, on fêta le premier anniversaire de Ouardia. Elle marchait depuis un mois mais comme elle faisait ses dents, elle était assez chétive. Mais elle était aussi très sage et quand elle jouait elle babillait de façon charmante. Aini adorait sa petite-fille et quand Aichouche vaquait aux tâches ménagères, elle veillait jalousement sur elle. C?était elle aussi qui la berçait dans le grand « doh », sorte de hamac qu?on accrochait d?un mur à l?autre et qu?elle balançait infatigablement jusqu?à ce que le bébé s?endormît. Ouardia riait d?abord, puis elle gloussait et enfin tombait pour plusieurs heures dans un profond sommeil. Aichouche profitait de ces quelques instants de liberté pour rouler du couscous ou carder de la laine aidée en cela par Aini.
Les jours s?écoulaient doucement et Ouardia grandissait. Il fallait la surveiller de plus en plus car elle devenait turbulente. Non pas qu?elle fût méchante mais elle était plutôt espiègle et se cachait parfois dans des coins où il était difficile de
L?année 1939 s?acheva sur un mois de décembre particulièrement glacial. Chez Hassen on hibernait presque. On ne faisait que les gestes ou les déplacements nécessaires. Hassen se réchauffait au restaurant. Aichouche restait blottie avec sa fille devant la cheminée où fumait à longueur de temps une grosse marmite en terre cuite où bouillait une soupe à base de semoule, de gras de mouton salé et de pois-chiches. Le soir Hassen améliorait l?ordinaire avec les restes des marmites du restaurant. La vie devenait pénible et Hassen faisait tout ce qu?il pouvait pour les siens et même pour sa belle-famille qu?il n?oubliait jamais car c?était Aini qui apportait les fagots de bois sur son dos. Mohamed travaillait dans une épicerie et ne rentrait que de loin en loin à
refusèrent de la lui donner car elle était trop jeune. C?était l?aînée d?une famille de cinq enfants dont le père, journalier, assurait difficilement la subsistance et dont la mère, épuisée par des grossesses trop rapprochées et plusieurs fausses couches dues au travail pénible des champs, était souvent malade. Ils avaient donc besoin de la petite qui n?avait que treize ans à l?époque pour l?aider au moins dans les tâches ménagères. Mohamed se résigna donc à attendre que son tour de se marier vienne.
Les mois s?écoulèrent avec quiétude malgré les vicissitudes de
On fut bien vite en septembre et des nouvelles alarmantes venues d?Europe alimentaient les conversations dans les cafés et les places de
En octobre, on fêta le premier anniversaire de Ouardia. Elle marchait depuis un mois mais comme elle faisait ses dents, elle était assez chétive. Mais elle était aussi très sage et quand elle jouait elle babillait de façon charmante. Aini adorait sa petite-fille et quand Aichouche vaquait aux tâches ménagères, elle veillait jalousement sur elle. C?était elle aussi qui la berçait dans le grand « doh », sorte de hamac qu?on accrochait d?un mur à l?autre et qu?elle balançait infatigablement jusqu?à ce que le bébé s?endormît. Ouardia riait d?abord, puis elle gloussait et enfin tombait pour plusieurs heures dans un profond sommeil. Aichouche profitait de ces quelques instants de liberté pour rouler du couscous ou carder de la laine aidée en cela par Aini.
Les jours s?écoulaient doucement et Ouardia grandissait. Il fallait la surveiller de plus en plus car elle devenait turbulente. Non pas qu?elle fût méchante mais elle était plutôt espiègle et se cachait parfois dans des coins où il était difficile de
L?année 1939 s?acheva sur un mois de décembre particulièrement glacial. Chez Hassen on hibernait presque. On ne faisait que les gestes ou les déplacements nécessaires. Hassen se réchauffait au restaurant. Aichouche restait blottie avec sa fille devant la cheminée où fumait à longueur de temps une grosse marmite en terre cuite où bouillait une soupe à base de semoule, de gras de mouton salé et de pois-chiches. Le soir Hassen améliorait l?ordinaire avec les restes des marmites du restaurant. La vie devenait pénible et Hassen faisait tout ce qu?il pouvait pour les siens et même pour sa belle-famille qu?il n?oubliait jamais car c?était Aini qui apportait les fagots de bois sur son dos. Mohamed travaillait dans une épicerie et ne rentrait que de loin en loin à
refusèrent de la lui donner car elle était trop jeune. C?était l?aînée d?une famille de cinq enfants dont le père, journalier, assurait difficilement la subsistance et dont la mère, épuisée par des grossesses trop rapprochées et plusieurs fausses couches dues au travail pénible des champs, était souvent malade. Ils avaient donc besoin de la petite qui n?avait que treize ans à l?époque pour l?aider au moins dans les tâches ménagères. Mohamed se résigna donc à attendre que son tour de se marier vienne.
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En octobre, on fêta le premier anniversaire de Ouardia. Elle marchait depuis un mois mais comme elle faisait ses dents, elle était assez chétive. Mais elle était aussi très sage et quand elle jouait elle babillait de façon charmante. Aini adorait sa petite-fille et quand Aichouche vaquait aux tâches ménagères, elle veillait jalousement sur elle. C?était elle aussi qui la berçait dans le grand « doh », sorte de hamac qu?on accrochait d?un mur à l?autre et qu?elle balançait infatigablement jusqu?à ce que le bébé s?endormît. Ouardia riait d?abord, puis elle gloussait et enfin tombait pour plusieurs heures dans un profond sommeil. Aichouche profitait de ces quelques instants de liberté pour rouler du couscous ou carder de la laine aidée en cela par Aini.
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L?année 1939 s?acheva sur un mois de décembre particulièrement glacial. Chez Hassen on hibernait presque. On ne faisait que les gestes ou les déplacements nécessaires. Hassen se réchauffait au restaurant. Aichouche restait blottie avec sa fille devant la cheminée où fumait à longueur de temps une grosse marmite en terre cuite où bouillait une soupe à base de semoule, de gras de mouton salé et de pois-chiches. Le soir Hassen améliorait l?ordinaire avec les restes des marmites du restaurant. La vie devenait pénible et Hassen faisait tout ce qu?il pouvait pour les siens et même pour sa belle-famille qu?il n?oubliait jamais car c?était Aini qui apportait les fagots de bois sur son dos. Mohamed travaillait dans une épicerie et ne rentrait que de loin en loin à
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En octobre, on fêta le premier anniversaire de Ouardia. Elle marchait depuis un mois mais comme elle faisait ses dents, elle était assez chétive. Mais elle était aussi très sage et quand elle jouait elle babillait de façon charmante. Aini adorait sa petite-fille et quand Aichouche vaquait aux tâches ménagères, elle veillait jalousement sur elle. C?était elle aussi qui la berçait dans le grand « doh », sorte de hamac qu?on accrochait d?un mur à l?autre et qu?elle balançait infatigablement jusqu?à ce que le bébé s?endormît. Ouardia riait d?abord, puis elle gloussait et enfin tombait pour plusieurs heures dans un profond sommeil. Aichouche profitait de ces quelques instants de liberté pour rouler du couscous ou carder de la laine aidée en cela par Aini.
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Les mois s?écoulèrent avec quiétude malgré les vicissitudes de
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En octobre, on fêta le premier anniversaire de Ouardia. Elle marchait depuis un mois mais comme elle faisait ses dents, elle était assez chétive. Mais elle était aussi très sage et quand elle jouait elle babillait de façon charmante. Aini adorait sa petite-fille et quand Aichouche vaquait aux tâches ménagères, elle veillait jalousement sur elle. C?était elle aussi qui la berçait dans le grand « doh », sorte de hamac qu?on accrochait d?un mur à l?autre et qu?elle balançait infatigablement jusqu?à ce que le bébé s?endormît. Ouardia riait d?abord, puis elle gloussait et enfin tombait pour plusieurs heures dans un profond sommeil. Aichouche profitait de ces quelques instants de liberté pour rouler du couscous ou carder de la laine aidée en cela par Aini.
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