Ouardia suite
La route était plutôt une piste et au début, les enfants s’amusaient des soubresauts qui les faisaient sauter au plafond de
On arriva bientôt en vue du village et Aichouche réveilla les enfants. Ceux-ci reconnurent immédiatement les lieux et s’agitèrent, impatients de courir dans les petites ruelles et de jouer avec les enfants qu’ils connaissaient bien. Au bas de la ruelle qui menait chez Fetta, Hassen lâcha Ouardia, Baya et Achour qui s’en allèrent en courant chez leur tante. Celle-ci parut bientôt devant la porte et faisait de grands signes. Enfin la voiture s’arrêta devant la maison et les retrouvailles furent joyeuses surtout pour Hassen et Fetta. Les neveux de Hassen se prépitèrent pour embrasser leur oncle. Puis ce fut le tour de Taklit, toujours fidèle à elle-même. Elle était devenue le pilier de la maison et la menait avec sa force tranquille . Enfin, Malha qui était en visite chez sa mère parut sur le seuil. Elle portait un enfant dans ses bras, son enfant. Elle n’avait pas vu Hassen depuis des années et elle l’embrassa, heureuse de le revoir. Hassen prit le bébé et le fit sauter dans ses bras ce qui fit rire le nourrisson et toute la famille d’ailleurs. Laid transporta les bagages à l’intérieur et tout le monde s’installa dans la grande pièce au centre de
Peu après le départ des voisines, la famille se retrouva au complet autour de deux meidas, une pour les hommes, l’autre pour les femmes et les enfants. Le déjeuner était servi et se passait dans une cacophonie indescriptible. Mais cela ne dérangeait personne. Le bruit des enfants était sacré dans la famille et manger dans le silence n’était même pas envisageable. C’est Ouardia qui débarrassa les tables. Elle aida aussi sa tante Taklit qui lavait
Après le repas du soir, toute la famille était réunie autour de Hassen qui ouvrit un sac et se mit à distribuer les cadeaux qu’il avait apportés. Il donna des pulls et des pantalons à Mouloud et à Laid, des foulards, du tissu et du savon à Taklit, à Malha et à Fetta. En outre, il tendit à Fetta une liasse de billets de banque préparés pour elle. Il n’omit pas de la remercier pour ce qu’elle faisait pour sa famille en son absence. Fetta pleura et embrassa son frère tendrement. Il avait toujours été son préféré car il était le plus jeune. Elle avait contribué à son éducation avec sa mère. Ils avaient des souvenirs d’enfance communs qu’ils n’hésitaient pas à ressasser dès qu’ils se voyaient , et c’était des rires qui n’en finissaient pas, à la surprise de ceux qui étaient là et qui ignoraient de quoi il s’agissait. La soirée se prolongea longtemps puis dans un dernier rire, on se sépara pour aller se coucher. Le silence régna de nouveau dans la maison.
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