A la sortie de la gare, Hassen héla un taxi où toute la famille s’engouffra. Direction : le port. Là, ils embarquèrent sur le vieux bateau que Hassen connaissait très bien pour avoir fait plusieurs fois le trajet Alger-Marseille et retour à son bord. Hassen se demandait comment le vieux raffiot pouvait encore faire le voyage.Il y avait sur le quai un monde fou qui courait dans tous les sens. Les passagers se massaient comme ils pouvaient devant le bateau qui n’avait pas encore descendu sa passerelle. Les enfants excédés par l’attente sous un soleil accablant braillaient tant qu’ils pouvaient. Le quai grouillait de marins en uniforme et leur béret à pompons était très sollicité. Ils se pliaient aimablement aux désirs des personnes voulant s’accorder l’aide d’un porte-bonheur avant de prendre
