OUARDIA
Il alla vers la porte mais avant de l’ouvrir, il arrangea une dernière fois le col de sa chemise et tira légèrement sur les manches. Il ouvrit la porte et accueillit chaleureusement ses beaux-parents. Ceux-ci le félicitèrent en l’embrassant. Ouardia avait rejoint son mari à la porte et embrassait à son tour ses parents avec des larmes plein les yeux. Aichouche qui avait remarqué la petite mine de sa fille ne montra rien de son inquiétude. Elle serra sa fille dans ses bras puis elle regarda tout autour d’elle le nouvel environnement de sa fille. Elle ne fut pas surprise étant donné ce qu’elle avait vu dans les escaliers mais elle la plaignit en son for intérieur. Hassen avait posé sur la table deux grands couffins. L’un était rempli de fruits, de légumes et de viande. Tout était recouvert d’un torchon immaculé. Dans l’autre, il y avait tout ce qu’il fallait pour le petit déjeuner. Aichouche posa une nappe blanche sur la petite table de la cuisine et sortit deux bouteilles thermos du couffin. L’une était remplie de lait et l’autre de café. Il y avait un plat de beignets tout chauds et dans un autre, on pouvait voir plusieurs sortes de petits gâteaux secs. Enfin dans une grande boite en plastique, Aichouche avait apporté des makrouts au miel dont Ouardia raffolait. Aichouche avait mis dans un sac l’un des services à café qu’on avait offert à Ouardia pour son mariage. Elle avait bien fait car chez Ahmed il n’y avait qu’une vaisselle douteuse. Ouardia mit la table puis chacun s’installa comme il pouvait. Ahmed était gêné mais il s’efforçait de rester enjoué. On déjeuna de bon appétit puis Hassen invita son gendre et sa fille chez lui où un bon repas les attendait. Il ne fallut pas répéter l’invitation. Ouardia fut prête en un instant. On descendit les marches dégoûtantes avec précaution et Aichouche qui avait déjà vécu cette situation plaignit sa fille de nouveau.
A la maison, Baya avait dressé une jolie table. Tout le monde accueillit le couple joyeusement puis chacun prit sa place. Aichouche avait fait le couscous des grands jours au grand bonheur d’Ouardia. Puis les hommes sortirent dans le jardin pendant que les femmes remettaient en place
